Dans un Miroir, Obscur.
7 ans après.
(l'écoute du morceau se fera impérativement dans sa totalité. sinon, lawa7 3lik)
C'est décidément la journée des coincidences.
Je rentre de la fac, Idiothèque en boucle, décidée a aller acheter de meilleurs casques que ceux pourris que j'ai qui détruisent tout, mes oreilles incluses.
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville. Pour diverses raisons. Je noie ma tristesse dans le shopping: j'entre chez le disquaire. Je longe les rayons (2). clak clak clak. 2 doigts roulent sur les pochettes. rien d'interessant. hop un police.clak clak clak. un Björk.clak clak clak. ah tiens Meredith Brooks, nostalgie des premières cassettes traduites mot par mot par le Harrap's débutant à 14 ans oblige, hop, je prends. clak clak clak. "Morente y Lagartija Nick"? ( je tends mon oreille) "oui, on vient de l'amener" (il s'agit en fait de disques d'occasion) "eh ben, si je ne l'avais pas je l'acheterais! Je ne comprends pas comment quelqu'un a pu se défaire de ce chef d'oeuvre." Je me rue dessus!
Enrique Morente un grand cantaor de Flamenco, ose se joindre à Lagartija Nick pour interpreter des textes de Federico García Lorca et Leonard Cohen.
Non seulement la musique est unique, mais en plus elle me rappelle de vieux souvenirs (nostalgie toujours).
Pour la pièce de théâtre " dans un miroir, obscur." que nous avions écrit et intérprété au lycée, nous avions utilisé le titre phare de l'album.
"Tu as eu ton moment de la journée. c'est bon. félicitations" me dit le vieil homme.
oui!
un sourire tout con aux lèvres, je continue un moment a clakclaker, jusqu'á ce que l'on m'interpelle deux fois dans la boutique pour m'acheter le CD que je n'avais pas encore acheté. Je file à la caisse avant que ces freaks verts de jalousie ne me l'arrachent des mains.
Le type de la caisse me dit qu'il n'avait jamais vendu un disque aussi rapidement.
:)
Je marche sous la pluie.
Omega résonne dans mes oreilles.
Je pense au lycée, à "des barreaux, des barreaux", à Mr. Nice Guy, à Tonton Tahar, à Bazbouz qui filme la pièce et oublie de passer à la prochaine prisonnière quand Leeloo a fini sa part, à " des morts, des morts, des morts", aux innombrables coups de gueule, aux infinies repet, à la "tournée" , à la bière sans alcool et slet el Fajr, aux larmes de stress, au trac, aux représentations ratées, au public, à la scène et le bruit de l'éstrade, aux Royal Menthol, à la fragilité forte de Han, à la force fragile de Baghzouz, au rire éclatant de Dorra, à "oh!, une fourmi", à Ghass, à "Sami!! j'ai un trou!!" "non, tu en as trois Lobs!".
7 ans déjà.









